Juin 2024 – Islande, terre de glace et de feu

On m’avait prévenu. Les conditions climatiques peuvent être difficiles en Islande. Elles dictent souvent ce qu’il est possible de faire. Une éruption volcanique dans la péninsule de Reykjanes a débuté quelques jours avant mon arrivée. Il s’agit aujourd’hui du pays qui compte le plus de volcans actifs au monde : 130 (source : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Islande).

Et voilà qu’à peine arrivé, une alerte tempête bloque l’ensemble des routes du pays pendant presque une semaine dans certaines zones ! Une chose est sûre, il valait mieux être à l’abri que sur un vélo !

La capitale Reykjavík

J’en profite donc pour passer du temps à Reykjavík. C’est la capitale d’un État souverain la plus septentrionale au monde (Nuuk, la capitale du Groenland, étant située un peu plus au nord). La région de Reykjavík concentre 60 % de la population de l’Islande.

La pêche à toujours eu une place importante dans la vie des Islandais. Elle représente aujourd’hui 8% du PIB et 60 % des exportations (sources : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/P%C3%AAche_en_Islande). Le premier week-end du mois de juin, on célèbre donc la mer et les pêcheurs. Les bateaux sont tous à quai. C’est l’occasion de rendre hommage aux marins. Dans le port de Hafnarfjörður, on présente les espèces de poissons que l’on pêche tout au long de l’année.

Volcans, eau chaude et météo

Je profite de ces jours pour réfléchir sur mon itinéraire. Initialement, l’idée était simple. Je devais arriver à Seyðisfjörður dans l’est du pays et rejoindre Reykjavík à l’ouest. Étant arrivé directement à Reykjavík depuis Oslo, il me faut donc trouver une alternative. Je retiens deux options :

  • rejoindre Akureyri dans le nord
  • ou aller découvrir les fjords de l’ouest

Les deux options empruntent la même route la première journée. C’est l’occasion pendant quelques kilomètres d’emprunter la route circulaire numéro 1. Le trafic y est très dense et les bas-côtés presque inexistants sur certaines portions. Je décide donc de privilégier les axes secondaires et les sentiers. Mon choix s’oriente donc, finalement, vers la découverte des fjords de l’ouest.

Les paysages changent très vite. Une zone verte devient de l’autre côté de la montagne désertique.

Les volcans ne sont jamais bien loin…

Edborg :

Grábrók :

Snaefellsjökull :

Au bout de la péninsule de Snaefellsnes, ce volcan est le point de départ du roman de Jules Verne “Voyage au centre de la terre”.

… et les champs de laves ne sont jamais trop loin des volcans.

Cette activité volcanique est une ressource en énergie très importante.

Deildartunguhver est l’une des sources d’eau chaude les plus importantes d’Europe. 180 litres d’eau à 100°C par seconde. Elle alimente 3 villes en eau chaude.

La centrale géothermique de Nesjavellir est la seconde centrale la plus importante d’Islande. Elle permet de produire de l’électricité ainsi que de l’énergie thermique. J’ai pu suivre sur plusieurs kilomètres un pipeline allant en direction de Reykjavík.

Cette eau chaude à profusion implique aussi plein de sources d’eau chaude naturelles…

Certaines sont mêmes très très chaudes !

… et il y a des piscines dans presque tous les petits villages. C’est un lieu convivial où les gens se retrouvent le soir après le travail en famille. Et après une longue journée de vélo c’est un vrai bonheur !

Le rituel en Islande, c’est de vérifier la météo quotidiennement. C’est encore plus une nécessité lorsqu’on circule à vélo. Sur ce point j’ai été très chanceux. Après la semaine de tempête, j’ai connu un grand soleil. Presque pas de pluie. Mais surtout le vent a été calme car il peut être très fort. J’ai pu l’expérimenter sur quelques kilomètres et sans pouvoir avoir aucun contrôle de mon vélo, je me suis retrouvé au milieu de la route…

Les conditions climatiques sont donc  une vigilance continue. Des sites internet officiels permettent de se tenir informé. Quelques liens utiles, si vous prévoyez de voyager en Islande :

La beauté de la nature est à couper le souffle. J’ai eu beaucoup de mal à sélectionner quelques photos pour essayer de partager au mieux ce que j’ai pu voir. Et je n’ai vu qu’une toute petite partie de l’île…

Vélo et soleil de minuit

Sinon j’ai quand même vérifié à mon retour l’état d’usure des pneus…  et ils sont encore en état de rouler quelques centaines de kilomètres vers la prochaine étape de ce voyage ! Il était quand même temps de faire les révisions standards (nettoyage, changement des plaquettes de freins, inversion des pneus, inversion de la chaîne…).

Et une réparation surprise dans le lot un peu moins standard et imprévue… changement du boîtier de pédalier.

Et avant de partir quelques clichés d’une nuit islandaise… ensoleillée !

L’Islande est un pays où l’on peut observer le soleil de minuit. Lors de ma dernière nuit, j’ai profité d’un ciel dégagé pour prendre la même photo toutes les heures. La vue depuis l’aéroport n’est pas la plus spectaculaire mais les couleurs sont incroyables.

Je vous laisse sur ces belles photos et vous retrouve pour la suite de l’aventure sur un autre continent…

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